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ACTIVITES DES FEMMES CHRETIENNES

DES FEMMES CHRETIENNES ET MUSULMANES CONTRE LE VIH

COMMUNIQUE DU LIBERIA  2010

50ème ANNIVERSAIRE 

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Togo, 19 -23 Juillet  2010

...Des leaders Chrétiens et Musulmans ensemble pour la Paix et le développement:

Benin, 24 - 25 Juillet 2010

...Des leaders Chrétiens et Musulmans ensemble pour le Rétablissement de la Paix , la Prevention des Conflits et la Réconciliation:

Kaduna, Nigeria, 16 -21 Août 2010

...Atelier des leaders Chrétiens et Musulmans

Sudan, 21-22  Août 2010 

...Atelier des Jeunes Chrétiens et Musulmans

Sudan, 23-24  Août 2010

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:: Historique du PRICA

Sur le plan religieux, les Eglises étaient très conscientes du fait que le christianisme était de plus en plus présenté comme la religion des colonialistes, et que la présence missionnaire était vue comme le symbole de la pérennisation de la présence colonialiste.  Dans une telle situation, les Eglises se demandaient comment prendre en charge elles-mêmes leur administration, leurs finances et leur développement une fois que l’indépendance serait réalisée. 

:: LIENS RAPIDES

 

C’était dans le domaine du développement autonome que la semence du PRICA a été plantée. Les Eglises étaient conscientes du fait que dans une Afrique post-coloniale, les Etats-Nations allaient évoluer, que les populations de certains pays allaient être constituées, entre autres, de chrétiens et de musulmans, et qu'un engagement positif de chrétiens et de musulmans comme concitoyens allait être un besoin impératif.

 La perception de la réalité que les Églises auraient à affronter fut confrontée à leur manque d’expérience. Les études de théologie que suivaient alors les pasteurs ne disaient pas grand-chose sur l’islam, et, là où l'on en parlait c'était à travers un discours marqué par l’ignorance de cette religion ou porteur de présentations polémiques moyenâgeuses sur elle et de réponses du même style. La présentation de l’islam était celle, héritée des croisades, comme d'une religion de violence, et de même les musulmans étaient présentés comme des ennemis du christianisme (c'est encore le cas dans certains cercles aujourd’hui). Les principes de la mission chrétienne en lien avec les musulmans ne faisaient partie non plus de la formation théologique des pasteurs. La mission chrétienne se préoccupait surtout de l'annonce de l’Évangile aux adeptes des religions africaines traditionnelles. C’était dans ce contexte-là que le besoin d’élaborer un programme spécifique centré sur les rencontres islamo-chrétiennes avec des musulmans dans une Afrique indépendante allait recevoir notre attention.

C'est sur le fond du nouveau climat politique et religieux sur le continent, et du rôle que les Églises étaient appelées à y jouer, que les Églises d’Afrique représentées à la dernière Assemblée du Conseil Missionnaire International (CMI) à Accra au Ghana en novembre 1957 exprimèrent le besoin d'une étude plus approfondie et d'un plan d’action des Églises protestantes à l'égard de l’islam dans une Afrique indépendante. Deux mois plus tard, en janvier 1958, une conférence des églises de toute l’Afrique fut tenue à Ibadan, Nigeria, avec pour thème « L’Eglise dans une Afrique en mutation ». Une attention particulière fut accordée à la question de l’islam telle qu'elle avait été soulevée à la réunion d’Accra. Un exposé présenté par l’évêque S.O.Odutola, évêque anglican de Ondo au Nigeria, sur « L’islam tel qu’il marque la vie au Nigeria » a mis l’accent sur la préoccupation soulevée à Accra. Les discussions stimulées par cet exposé tournèrent autour de la question comment les chrétiens d’Afrique devaient interpréter la Bonne Nouvelle de façon plus significative aux musulmans sans violer les principes de bon voisinage. La conférence adopta la position que l’Église en Afrique devait éviter, dans sa mission de rendre témoignage au Christ, des réponses médiévales à l’islam qui avaient conduit aux polémiques et finalement aux croisades. La conférence recommanda que, pour éviter la confrontation, une étude adéquate et objective de l’islam était nécessaire, ainsi qu'une connaissance approfondie de l’histoire des musulmans sur le continent africain.

A peu près à la même période que les Églises d’Afrique se demandaient quelle était la meilleure approche de l'islam dans le contexte africain, la Société Missionnaire des Eglises Réformées des Pays-Bas offrit d’envoyer en Afrique un ou plusieurs spécialistes en islam pour assister les Eglises d’Afrique dans leur quête de rencontres significatives avec les musulmans.

Le Conseil Missionnaire International, probablement au courant de l’intention des Néerlandais, et avec certainement à l'esprit la question soulevée par les Eglises d’Afrique à Accra et à Ibadan, rendit possible une consultation de près de 20 responsables missionnaires de différent pays d’Europe à Oegstgeest aux Pays-Bas en septembre 1958. La consultation qui avait pour thème « Projet Islam en Afrique » devait voir comment l’Europe pouvait venir en aide aux Eglises d’Afrique dans leur objectif affirmé d'être des témoins fidèles à l’Évangile dans un environnement interreligieux constitué de chrétiens et de musulmans. Le thème de cette consultation fut finalement adopté comme nom du projet, alors que les organisations missionnaires présentes à la consultation allaient plus tard former le noyau du Comité Européen de Liaison du Projet. Une rencontre similaire des Nord Américains eut lieu la même année à Hartford, Connecticut, en vue de répondre à la même préoccupation des Eglises d’Afrique.

Une résolution fut adoptée à la consultation d’Oegstgeest d'envoyer en Afrique de l’Ouest et dans certaines parties d'Afrique de l’Est un messager pour commencer une mission d’enquête. Le pasteur Pierre Benignus de la Société des Missions Evangéliques de Paris, qui avait aussi été le secrétaire de la consultation, fut choisi pour faire le voyage. Son mandat était de voir avec les leaders des Eglises et Missions protestantes et anglicanes en Arique quelles démarches pratiques pouvaient être entreprises pour les assister en vue d'équiper la communauté chrétienne d’Afrique dans l'approche chrétienne de l'islam qu'elle souhaitait. Le voyage du pasteur Benignus le mena au Nigeria, au Ghana, en Sierra Léone, au Cameroun, au Kenya et en Tanzanie. Les résultats de son enquête et ses recommandations ont conduit à la création du Projet Islam en Afrique (PIA), qui fut inauguré à Accra en 1959. Le pasteur Pierre Benignus mourut dans un accident d’avion au Mont Cameroun en 1963 pendant un voyage de promotion des activités du PRICA. Après ce bref rappel historique, on peut conclure que la semence du PIA, aujourd’hui PRICA, fut mise en terre à Accra en 1957, arrosée à Ibadan en 1958, nourrie à Oegstgeest en septembre 1958 et transplantée comme organisation continentale africaine à Accra en 1959.